Garneau et l’Université Laval s’unissent pour réfléchir à l’éducation cinématographique

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Guy Verreault

Le 29 mai dernier se tenait à l’Université Laval la journée d’étude et de réflexion Le court métrage comme levier d’éducation et de médiation dans l’environnement des études supérieures. L’événement a réuni chercheuses et chercheurs, membres du corps professoral et de la communauté étudiante, cinéastes ainsi que médiatrices et médiateurs autour d’une question commune : quelle place le court métrage peut-il occuper dans les pratiques éducatives contemporaines?

Une délégation du Cégep Garneau était présente pour l’occasion. La directrice adjointe des études, Marie-Pier Lafrance, a offert, aux côtés de la vice-rectrice de l’Université Laval, Caroline Sénécal, un mot de bienvenue soulignant l’importance des collaborations entre les milieux collégial et universitaire. Plusieurs membres du personnel du Cégep Garneau ont également participé à l’activité, dont Amélie Desruisseaux-Talbot (littérature), Saul Bogatti (langues), Bassam Adam (philosophie) et Mélina Malo (histoire de l’art et cinéma), accompagnés de plusieurs anciens et actuels étudiants du Cégep.

Organisée par Julie Ravary-Pilon (Université Laval), Thomas Carrier-Lafleur (UQAM et Université de Montréal) et Marianne Gravel (Cégep Garneau), la journée a permis de mieux comprendre comment circule le court métrage dans l’environnement éducatif postsecondaire. Au cours de son intervention, Marianne Gravel a présenté les résultats préliminaires d’une recherche portant sur l’usage pédagogique du court métrage au collégial. Les données recueillies montrent que plusieurs œuvres marquantes du patrimoine cinématographique québécois sont régulièrement mobilisées par le personnel enseignant. Parmi celles-ci figurent notamment Le Fleuve aux grandes eaux de Frédéric Back, Oasis de Justine Marin, Notes sur la mémoire et l’oubli de Amélie Hardy, Fauve de Jeremy Comte et Les Raquetteurs de Michel Brault. Ces films sont souvent utilisés pour développer la pensée critique, favoriser l’analyse du langage cinématographique et susciter des discussions sur des enjeux sociaux, culturels et humains.

Marianne Gravel
Professeure au Département d'histoire de l'art et cinéma

Article publié le 3 juin 2026